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Des résultats préliminaires jettent un éclairage nouveau sur le crime de leurre par Internet

Le Centre canadien de protection de l'enfance dévoile les résultats préliminaires d'une étude

19 octobre 2012
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WINNIPEG (MANITOBA) : L’augmentation récente de la couverture médiatique des cas de leurre au Canada et à l’étranger attire l’attention du public et porte le dossier de l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet au premier rang des inquiétudes des Canadiens. Les résultats préliminaires d’une nouvelle étude du Centre canadien de protection de l’enfance donnent un éclairage sur ce crime ainsi que les mesures à prendre pour mieux protéger les enfants.

« Nos résultats préliminaires nous permettent de constater que les pédoprédateurs adultes utilisent toutes sortes de moyens pour manipuler les enfants et les rendre dociles dans le but de les exploiter sexuellement sur Internet, constate Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance. Nos recherches montrent que les suspects recourent à l’acharnement et aux menaces et cherchent à banaliser leur comportement sexuel en partageant des informations et des images sexuellement explicites et en se livrant à des comportements sexuels inappropriés. »

L’étude porte sur 264 signalements de leurre par Internet venant du public et transmis à Cyberaide.ca, la centrale canadienne de signalement des cas d’exploitation sexuelle d’enfants sur Internet, de septembre 2007 à juin 2011. Ces signalements venaient parfois des victimes elles-mêmes ou de membres de leur famille. Une bonne part de ces signalements étaient accompagnés d’historiques de conversation qui ont permis aux chercheurs d’étudier plus à fond les interactions des pédoprédateurs et les techniques qu’ils utilisent pour leurrer des enfants sur Internet. Les résultats préliminaires révèlent ce qui suit :

  • 85,9 % des victimes identifiées étaient des filles.
  • L’âge médian des victimes était de 13 ans.
  • L’âge médian des suspects était de 13 ans.
  • Le signalement a été fait par un membre de la famille dans 50 % des cas et par la victime elle-même dans 31 % de ces cas.
  • Dans 24 % des cas, la jeune personne avait reçu des menaces venant du suspect, qui la menaçait le plus souvent de distribuer des images d’elle en sa possession.
  • Dans 93,4 % des cas, le suspect a demandé expressément des images ou des propos ont été relevés concernant des images préalablement transmises. Dans 30 % de ces derniers cas, il est fait mention que la jeune personne avait transmis des images au suspect.
  • Dans 38,6 % des cas, la messagerie instantanée était indiquée comme étant la technologie utilisée par le suspect pour leurrer la victime.
  • Dans 35,5 % des cas, soit le suspect avait transmis des images à caractère sexuel de lui-même à la victime, soit il lui avait demandé d’allumer sa webcam pour ensuite lui montrer une image sexualisée de lui-même.

« Cette étude souligne l’importance de mener des efforts de sensibilisation et de prévention en ce qui a trait au leurre par Internet, observe Mme McDonald. Elle illustre aussi le rôle crucial des forces de l’ordre dans l’identification des personnes qui se servent d’Internet pour s’en prendre aux enfants. »

« Nous avons tous un rôle à jouer pour assurer la sécurité des jeunes, parce que nos enfants et nos adolescents méritent de grandir dans un milieu sûr, observe Mme Laureen Harper. J’applaudis les efforts inlassables du Centre canadien de protection de l’enfance pour faire cesser la violence faite aux enfants. »

« Je félicite le Centre canadien de protection de l’enfance de ses immenses efforts contre la violence faite aux enfants, déclare la députée Joyce Bateman. L’exploitation sexuelle des enfants est un crime odieux que notre gouvernement s’emploie à punir sévèrement. Nous avons augmenté les peines maximales pour le leurre d’enfants, nous avons durci les peines pour toutes les infractions sexuelles contre des enfants et nous avons adopté une loi qui oblige les fournisseurs de services internet à déclarer la pornographie juvénile. »

La version complète de l’étude sur le leurre par Internet sera dévoilée par le Centre canadien en 2013 et présentera des recommandations en matière de sensibilisation et de prévention.

Pour plus de détails sur le leurre par Internet et le processus de conditionnement, cliquez ici.

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