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Cause commune pour protéger les enfants contre la cyberintimidation

Le Centre canadien de protection de l’enfance réunit le premier ministre, de grands spécialistes du domaine de la cyberintimidation et des familles de victimes

10 mai 2013
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE

WINNIPEG (MANITOBA) : Le Centre canadien de protection de l’enfance a tenu aujourd’hui une table ronde en réaction à la crise de la cyberintimidation qui frappe les jeunes partout au pays. Y ont pris part le très honorable Stephen Harper, premier ministre du Canada; Vic Toews, ministre de la Sécurité publique; Joyce Bateman, députée de Winnipeg-Centre-Sud; de grands spécialistes du domaine de la cyberintimidation et de l’exploitation sexuelle des enfants et des adolescents sur Internet; ainsi que des familles d’enfants victimes de cette forme de cybermaltraitance. Il était clair pour tout le monde que, en cette ère de foisonnement technologique, il n’a jamais été si important de travailler en synergie pour lutter contre la cybermaltraitance des jeunes par les jeunes.

« Depuis un an, nous constatons à la fois la complexité du problème de la cyberintimidation et les tragédies qui peuvent en découler, observe Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l’enfance. La cyberintimidation bouleverse tant de familles canadiennes. À présent, il faut faire cause commune pour que nos enfants ne soient pas à laissés à eux-mêmes face à des situations aussi difficiles. C’est un honneur pour nous que le premier ministre prenne le temps aujourd’hui de rencontrer nos organismes dans cet important dossier ainsi que des familles de victimes. »

La table ronde d’aujourd’hui fait suite au lancement, le 21 avril, du site AidezMoiSVP.ca, que le Centre canadien de protection de l’enfance a mis en ligne pour aider les jeunes canadiens touchés par la création et la diffusion d’images à caractère sexuel sur Internet. Mme Laureen Harper s’est associée au lancement aux côtés des artistes et des politiciens canadiens qui ont fait cause commune dans la twittosphère pour dire aux jeunes qu’ils ne sont jamais seuls (#jeunesjamaisseuls). Créé avec le soutien de Bell, le site AidezMoiSVP.ca explique aux ados comment faire cesser la propagation d’images à caractère sexuel sur Internet, comment s’y prendre pour obtenir l’aide d’un adulte de confiance, comment s’en sortir face aux autres jeunes, à leur famille et à l’école, et comment contrer le harcèlement qu’ils subissent peut-être sur Internet et dans la vraie vie.

Cette table ronde a réuni de grands acteurs de la lutte contre la cyberintimidation, dont le gouvernement du Canada et des experts du Centre canadien de protection de l’enfance, de Jeunesse, J’écoute, de PrevNet et du Respect Group. Des familles éprouvées par la perte d’un enfant à cause de la cyberintimidation étaient également présentes.

« On espère que les parents, les adultes et les enseignants s’uniront dans le même souci de faire d’Internet un espace plus sécuritaire pour les jeunes d’aujourd’hui et de demain, souhaite Carol Todd, mère d’Amanda Todd. Nos enfants sont précieux et l’on ne peut se permettre de les perdre à cause de comportements et de gestes que l’on aurait pu prévenir. Il est impératif de travailler tous ensemble et d’amener les changements nécessaires pour améliorer les choses. »

« Rehtaeh a été laissée pour compte par le système scolaire, le système judiciaire et le système de santé, déclarent les familles Parsons et Canning, parents de Rehteah Parsons. Nous sommes ravis de pouvoir travailler avec le Centre canadien de protection de l’enfance. Cet organisme met tout en œuvre pour faire changer les choses afin qu’aucun autre enfant ne soit victime des lacunes du système. Nous sommes aussi enchantés d’être ici avec le premier ministre pour discuter de cet important dossier. »

« J’aimerais qu’on apporte aux enfants victimes l’aide dont ils ont besoin, demande Pam Murchison, mère de Jenna Bowers-Bryanton. C’est la technologie et la société qui ont causé le problème, et c’est à nous de le reconnaître et d’y remédier. »

« Il faut ouvrir le dialogue sur la sécurité de nos jeunes sur Internet et c’est ce que nous avons fait aujourd’hui, souligne Joanne Landolt, tante de Kimberly Proctor. Il faut faire comprendre aux jeunes qu’ils ne peuvent se cacher derrière un ordinateur pour dire des choses qu’ils ne diraient jamais en personne. Ces propos sont affichés en permanence sur Internet, ont un effet durable et bouleversent des vies. C’est un honneur pour moi d’être ici aujourd’hui et de participer à cette table ronde en compagnie de ces merveilleuses familles et du premier ministre. »

« Nous espérons que cette table ronde nous permettra d’amener des changements positifs à force de travailler ensemble, d’apprendre les uns des autres et de faire en sorte qu’aucune autre famille ne soit confrontée aux circonstances tragiques qui ont endeuillé ces familles, ajoute Mme McDonald. Protéger les enfants, c’est notre devoir à tous, et nous devons trouver ensemble des façons originales de les joindre, surtout là où ils ont parfois maille à partir avec leurs pairs, comme dans les médias sociaux, et leur dire qu’ils ne sont jamais seuls. »

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