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LA VÉRIFICATION DES CASIERS JUDICIAIRES NE SUFFIT PAS

14 octobre 2011
Pour diffusion immédiate

Le programme Priorité Jeunesse aidera les écoles à prévenir les risques de maltraitance envers les élèves

« Je reconnais, à l'instar des syndicats d'enseignants et des conseils scolaires, que les cas d'inconduite sexuelle sont rares compte tenu du grand nombre d'enseignants et d'élèves au sein du système scolaire. Cependant, leur incidence et leur gravité m'apparaissent suffisantes pour justifier qu'on y accorde plus d'attention. L'inconduite sexuelle peut causer des torts considérables. Pour que l'école soit effectivement un lieu sûr où les enfants apprennent et s'épanouissent, il faut s'attaquer à ce problème et mettre tout en œuvre pour protéger les élèves. »

- Juge Sydney L. Robins, suite à la publication de son rapport d'avril 2000 : Protégeons nos élèves - Examen visant à identifier et à prévenir les cas d'inconduite sexuelle dans les écoles de l'Ontario

Winnipeg (Manitoba) : Une série d'articles parus récemment dans le Toronto Star met en lumière de nombreux cas d'abus sexuels sur des élèves et souligne la nécessité pour les conseils et les commissions scolaires du Canada de ne pas se limiter à la vérification des casiers judiciaires et des registres de l'enfance maltraitée et de déployer un programme complet de prévention des abus pédosexuels dans leurs écoles.

« Nous savons bien que la grande majorité des enseignantes et enseignants se soucient de la sécurité de leurs élèves, observe Lianna McDonald, directrice générale du Centre canadien de protection de l'enfance. Or, plus de dix années ont passé depuis que le juge à la retraite Sydney Robins a publié son rapport Protégeons nos élèves, et la récente série d'articles parus dans le Star montre qu'il y a encore des élèves qui subissent des abus. Même si les incidents rapportés par le Star se sont produits en Ontario, les abus pédosexuels sont un problème national auquel toutes les écoles doivent s'attaquer. »

L'enquête du Star révèle des cas d'enseignants qui ont mis des élèves en confiance pour ensuite abuser sexuellement d'eux, des cas de courriels et de textos à caractère hautement sexuel et des cas d'enseignants pris en délit de production et de possession de pornographie juvénile. Un enseignant vient même de se faire prendre après avoir abusé d'élèves masculins âgés d'à peine dix ans pendant plus de dix années.

« Comme adultes, nous avons tous le devoir de protéger les enfants. Ces incidents sont un rappel à l'intention de toutes les écoles qu'il faut faire davantage pour assurer la sécurité des élèves et prévenir les risques de maltraitance à leur endroit », ajoute Mme McDonald.

Le Centre canadien a créé Priorité Jeunesse : un programme de prévention des abus pédosexuels qui aide les écoles et les autres organismes de services à l'enfance à créer des milieux plus sûrs pour les enfants dont ils ont la charge. Ce programme a été révisé par de nombreux experts reconnus, dont le juge à la retraite Sydney Robins, auteur du rapport Protégeons nos élèves : Examen visant à identifier et à prévenir les cas d'inconduite sexuelle dans les écoles de l'Ontario, paru en avril 2000. Le soutien du gouvernement fédéral et de Bell Canada a permis au Centre canadien - un organisme de bienfaisance pour l'enfance à but non lucratif - de distribuer gratuitement plus de 11 000 exemplaires du programme à l'échelle du Canada. Ce programme lancé en 2010 aidera les organismes à :

  • évaluer les risques en présence;
  • apprendre aux employés et aux bénévoles à distinguer les comportements appropriés et inappropriés;
  • établir des limites claires en ce qui a trait aux relations des membres du personnel et des bénévoles avec les enfants;
  • veiller à ce que les allégations d'abus sexuels soient traitées avec sensibilité, diligence et efficacité;
  • à prendre conscience de leurs obligations légales en matière de signalement des sévices sexuels infligés aux enfants;
  • proposer aux employés et aux bénévoles des stratégies axées spécifiquement sur la prévention des abus;
  • prévenir les abus pédosexuels par des mesures de sensibilisation et d'éducation;
  • se doter d'un code de conduite rigoureux en matière de services à l'enfance.

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